Marie-France Lalancette, nutritionniste

Moi, Marie-France Lalancette, nutritionniste sans frontières, je rêve …

…d’un monde de partage et de solidarité mondiale

…de faire une  réelle différence sur la qualité de vie des enfants  qui devraient profiter de ce droit universel de combler leurs besoins nutritionnels minimaux

…d’avoir les fonds nécessaires pour que la Coalition Nutrition Sans Frontières puisse aider de nombreux pays à être autonome en matière de Nutrition.

Mon parcours, mes buts et mes défis

Je travaille comme nutritionniste depuis plus de 20 ans, en pédiatrie depuis 10 ans. Je suis fière de la contribution que j’ai apporté au Québec en soutenant les nutritionnistes de chez nous à élargir leur pratique à la pédiatrie et à être plus accessibles à la population en fondant le Réseau Nutrition Québec. Mon défi de nutritionniste au Québec est surtout relié à l’abondance! Nous, les nutritionnistes, ne sommes pas de taille contre les gros de l’industrie qui poussent à manger plus et plus, et qui ne manquent pas de créativité pour nous donner le goût de consommer!

Depuis longtemps, j’ai envie de faire une réelle différence là ou cela compte, et je sais depuis que je suis toute petite que sur le reste de la planète, des enfants meurent de faim. J’ai eu peur toute ma vie de me rendre sur le continent africain. J’ai visité sans crainte les autres, mais l’Afrique…un continent trop tabou, on ne m’a dit rien, ou du moins rien de beau, de l’Afrique depuis que je suis née. Et un jour tout à basculé. Ma fille de 15 ans, dans toute sa candeur, m’a fait une réflexion anodine: » Maman, je ne comprends pas comment vous faites, votre génération, pour savoir que dans tout plein de pays des enfants meurent de faim, et continuer votre vie sans rien y faire. »

Je n’ai pas su quoi répondre, mais j’ai su dans mon coeur que la réponse devait se faire dans l’action. Plusieurs semaines je me suis demandée effectivement pourquoi je n’avais rien fait, alors que j’étais moi-même bien placée pour faire ma part, en tant que nutritionniste pédiatrique? La réponse, je vous l’ai déjà donnée. La peur. J’avais le désir, mais la peur m’en empêchait. Et ma fille de 15 ans a été ma raison d’agir, car j’ai voulu lui montrer un autre exemple, celui de ne jamais laisser nos peurs nous empêcher de changer les choses que l’on peut changer. Et lui prouver, à elle mais aussi à moi-même , que l’on peut toujours changer quelque chose, et que chaque geste compte. J’allais en Afrique en ayant espoir de changer la vie d’un enfant. Cela m’aurait suffit. Mais je suis revenue avec la certitude que moi, Marie-France Lalancette, j’avais déjà changé la vie de centaines et même de milliers d’enfants simplement en allant à leur rencontre, en combattant ma propre peur, en brisant le silence. Au fond de mon coeur je savais que je n’étais pas unique: d’autres nutritionnistes comme moi avaient peur elles aussi mais avaient elles aussi envie de changer les choses. Pour changer les choses, il me suffisait de les rejoindre. De là j’ai fondé la Coalition Nutrition Sans Frontières et j’ai maintenant la preuve, à ma grande joie, que je ne suis pas seule: d’autre m’ont suivi!


Si j’avais tout l’argent du monde, qu’est-ce que je changerais?

  • Je créerais des unités de nutrition cliniques dans toutes les 34 zones sanitaires du Bénin ou les nutritionnistes qui ont été formées depuis 7 ans au Bénin mais sont pour la plupart sans travail puissent oeuvrer à prévenir la malnutrition par un réel travail d’évaluation nutritionnelle et de la sensibilisation;
  • Je fournirais des véhicules dédiés à aller à la rencontre des familles qui n’ont pas les moyens de se déplacer dans les centres de santé et les nutritionnistes du Bénin pourraient faire un dépistage de la malnutrition dans ces régions reculées du Bénin ou la malnutrition fait rage;
  • J’offrirais à chaque commune un déshydrateur domestique afin que les mères de famille ne soient plus dans l’obligation de tout vendre leur récolte à un prix dérisoire à des étrangers qui les exploitent parce qu’elles n’ont pas l’équipement pour conserver leur récolte;
  • J’offrirais à chaque école l’essentiel pour planter un jardin et un mini-élevage pour chaque école dont les produits profiteraient au village. Les enfants et jeunes adultes seraient les maîtres d’oeuvre afin de valoriser leur travail dans leur communauté;
  • Je donnerais la parole aux nutritionnistes du Bénin dans toutes les radios communautaires pour éduquer la population sur les pratiques simples que tous peuvent mettre en pratique pour prévenir la malnutrition.

Je me suis fait dire trop longtemps qu’on ne pouvait pas aider l’Afrique. Aujourd’hui je sais que si notre société peut se permettre de jeter 30% de sa production avant même qu’elle rejoigne l’étalage pour des raisons esthétiques, elle peut se permettre un peu plus de solidarité pour nourrir équitablement tous les enfants du monde.

Chacun de vos dons se concrétisera en actions dont vous pourrez constater les résultats en suivant nos missions. Pour nous suivre cliquez ici

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